L’économie collaborative pour voyager

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Ces dernières années, l’économie collaborative, aussi appelée économie du partage, a envahi notre société. Mais, qu’est que c’est au juste? En quoi peut-elle aider les voyageurs? Et quels sont les différents acteurs qui peuvent être utiles pour voyager?

Qu’est ce que c’est?

C’est lorsque des particuliers décident de partager, sous forme gratuite ou non, l’usage de biens ou de services. Bien que ce phénomène soit vieux comme le monde, il est aujourd’hui en pleine croissance grâce notamment à de nombreuses start-up et à la crise économique. (A souligner que la crise n’a donc pas que des aspects négatifs).

Une jolie représentation en forme de nid d’abeille été réalisée par Jeremiah Owyang. Au centre, des personnes motivées à vouloir créer et partager quelque chose dans des domaines différents. Chaque alvéole représente un secteur d’activité : les services, l’alimentation, les biens de consommation, les devises et l’argent, les transports, la santé et le bien-être, la logistique, l’entreprise, l’enseignement, les services publics, les municipalités.

Economie collaborative en nid d'abeille

 Les avantages de l’économie collaborative

Quels sont les avantages de l’économie collaborative pour votre voyage?

– Vivre une expérience différente. Comme par exemple, vivre dans un igloo avec AirBnb. Ou encore vivre comme un cow-boy dans l’Outback australien grâce au Wwoofing.

Etre avec des locaux. Quoi de mieux de vivre le pays en partageant un repas, le logement,… avec les locaux? Le plaisir d’échanger et de partager avec des gens du pays est, pour moi, l’attrait majeur des possibilités qu’offre l’économie collaborative!

Réduction des coûts. Sur ce point, cela dépend. Si vous faites du wwoofing, évidemment le logement revient moins cher, c’est gratuit. Mais vous pouvez trouver un hébergement plus cher avec AirBnb qu’en auberge de jeunesse.

En ce qui concerne les désavantages, je n’en vois qu’un seul : la possibilité de tomber sur des personnes moins sympathiques et d’être déçu. C’est un risque à prendre! Il faut pouvoir faire confiance. Au final, si ce type d’économie se développe aujourd’hui, c’est bien la preuve que le partage, la foi en l’homme et la confiance en l’Autre est encore possible. Alors, n’ayez pas peur, ni de votre voisin, ni d’être éventuellement déçu.

On peut également rentrer dans des considérations plus conceptuelles pour se poser des questions du type : Est-ce vraiment du partage ? N’est ce simplement pas un moyen d’arrondir ses fonds de mois? Au final, ce type d’économie ne renforce t’elle pas le système capitaliste? Mais je n’irais pas plus loin sur ces questions.

L'économie de partage

Des sites pour voyager avec l’économie collaborative

Je vais vous présenter quelques sites web qui me semblent intéressants pour voyager. Il vous permettront de vous déplacer, de vous loger, de transporter des objets, d’entreposer vos affaires, de manger,…

Commençons par ceux que j’ai déjà testés :

– L’incontournable AirBnb, qui permet de loger chez l’habitant en échange d’une certaine somme, très variable selon votre choix. A chaque fois que je suis passée par ce système, j’ai été bien accueillie et je n’ai eu aucun problème. A Berlin, malgré l’heure tardive de mon arrivée, le couple anglo-russe installé depuis des années dans la ville m’ont attendue et nous avons discuté jusqu’à l’aube! De plus, le site est très simple d’utilisation et efficace.

– Le Wwoofing (World Wide Opportunities on Organic Farms) où l’idée est d’offrir son aide au travail de la ferme (4 à 6 heures) en échange du couvert et du logis. En premier lieu, l’objectif est de partager ses idées autour de l’agriculture écologique. Mais c’est surtout la possibilité de vivre une expérience extraordinaire, de partager avec les habitants et d’en apprendre énormément. Pour obtenir les informations concernant les fermes, vous devez souscrire à l’organisation Wwoofing du pays, allant de 0 à 56 euro selon votre destination.

– Le couchsurfing est une sorte d’immense réseaux social qui propose un hébergement temporaire et gratuit. Les profils des personnes sont très complets et c’est donc assez long pour remplir son propre profil mais au moins vous avez une idée de chez qui vous allez! La plupart de vos futurs hôtes vous offre bien plus que simplement vous héberger et propose souvent de vous faire découvrir leur ville ou village. Le couchsurfing c’est la version 2.0 de l’hospitalité.

BlaBlaCar est un système de co-voiturage payant. Testé et approuvé pendant mes 8 heures de route vers Berlin! Cela vous permet en plus de copiner pendant la route!

Passons aux sites qui me semblent prometteurs et que j’aimerais tenter :

Partager un repas avec des locaux : Cookening ou VoulezVousDîner

– Pour échanger sa maison : Guesttoguest. J’aimerais bien échanger mon appartement un jour. Enfin, il faut d’abord en posséder un…

– Une alternative au Woofing moins connue : HelpX. Il se rapproche du Wwoofing mais ne se limite pas au ferme organique.

– Pour éviter le camping sauvage il existe des particuliers qui offre leur jardin : Gamping ou OwlCamp.

– Vous partez pour un moment et vous avez besoin de stocker vos affairesCostockage ou OuiStock.

– De la livraison par des voyageursPiggyBee. Une personne a besoin d’un objet particulier disponible que dans une certaine région et fait appel à vous, voyageurs, pour vous le ramener! Je trouve l’idée magnifique.

Proposition de diverses activités par des locaux : Vayable ou Good Spot 

Infographie récapitulative

Je termine par cette petite infographie qui reprend les différents acteurs de l’économie collaborative intéressants pour le voyage. Cette liste reprend d’autres sites que je n’ai pas cités plus haut mais elle est loin d’être exhaustive.

Infographie sur la consommation collaborative pour voyager

Si vous avez déjà utilisé certains sites d’économie de partage, je serais très intéressée d’avoir votre retour en commentaire. N’hésitez donc pas à donner votre avis sur l’utilité de ces différentes plateformes pour vos voyages.

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Anthropologue de formation, elle a décidé de se convertir à la communication web et peut-être un jour deviendra-t-elle une nomade de la toile ou même une nomade tout court. Sinon, elle manie l’épée comme le prolongement de son bras, aime manger, pratique le didjeridoo, utilise une phablette trop grande pour sa petite main et accessoirement adore voyager, rencontrer et découvrir.

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